Méthode
Nos sources et notre méthode
Tout ce que ce site affirme doit pouvoir nommer d'où ça vient. Cette page dit la règle que suit Permagora, l'ordre de confiance entre les sources, et ce qu'il s'interdit d'écrire.
La règle première
Avant qu'une donnée entre dans le site, on doit pouvoir nommer sa source. Quand aucune source solide ne se trouve, la donnée n'entre pas, ou elle entre en disant sa limite.
Une source se cite par son émetteur et son titre, comme on cite un livre. Elle ne raconte pas comment on l'a lue, et elle ne se réduit pas à une catégorie : on nomme l'ouvrage, la page ou l'article, ou bien on retire l'affirmation.
L'ordre de confiance
Références. Pharmacopées, agences sanitaires et organismes publics : Agence européenne des médicaments, EFSA, ANSES, INRAE, FAO, Tela Botanica, conservatoires botaniques, services météorologiques nationaux, inventaires forestiers. C'est le niveau exigé pour la botanique, la sécurité alimentaire et la réglementation.
Études publiées. Auteur, année, revue, et un identifiant DOI vérifié auprès de Crossref avant d'être cité. C'est le niveau exigé dès qu'une phrase avance un mécanisme, un effet ou un chiffre.
Ouvrages, textes anciens et ethnographie. Pour la philosophie permacole, l'ethnobotanique et les recettes traditionnelles. Un texte ancien se cite dans une édition identifiable, pas de mémoire.
Pratique reconnue. Sociétés savantes et organismes techniques : Royal Horticultural Society, ITAB, chambres d'agriculture, académies de jardinage régionales, Plants For A Future, associations naturalistes. C'est le niveau des conseils de culture, croisés entre eux.
Tradition documentée. Un usage attesté et situé, toujours étiqueté comme tel, jamais présenté comme un fait établi.
Sites de jardinage grand public. Ils donnent un conseil pratique ou relaient une information. Ils ne servent jamais de caution en matière de santé, et sont croisés avec une source d'un niveau plus haut chaque fois que c'est possible.
Ce que le site s'interdit
Aucune promesse thérapeutique. Une plante n'est jamais présentée comme capable de faire disparaître une maladie. Les usages médicinaux sont donnés pour ce qu'ils sont, un usage traditionnel ou une monographie officielle qui les encadre, avec leurs précautions. Rien ici ne remplace l'avis d'un médecin, d'un pharmacien ou d'un botaniste.
Aucun chiffre précis sans source. Pas de milligrammes, de rendements ni de distances avancés parce qu'ils sonnent juste. En cas de doute, une fourchette, ou rien.
Aucune étude citée de mémoire. Une référence dont l'existence n'est pas vérifiée n'est pas écrite. Mieux vaut nommer une tradition qu'inventer un auteur et une année.
Aucune association de plantes inventée. Un compagnonnage qui relève du jardinage populaire sans validation scientifique le dit explicitement.
Les limites, écrites plutôt que tues
Un calendrier donne un repère, pas une date. Il bouge avec la région, l'altitude, l'exposition et la façon de cultiver. Chaque fiche affiche, sous sa frise, les sources de la zone climatique choisie, et dit quand ses dates sont déduites d'une règle plutôt que relevées pour cette zone.
Quand deux sources se contredisent, la fiche le dit au lieu de trancher en silence. Quand une seule source documente une plante, c'est écrit aussi.
Une absence est dite comme une absence. Une fiche sans association connue l'écrit, plutôt que de laisser un vide qu'on prendrait pour un oubli.
Comment la règle tient
Des vérifications automatiques relisent les données à chaque modification, avant toute mise en ligne. Une entité sans source, une source qui raconte sa vérification au lieu de citer, une caution de santé prise à un site de jardinage, un chiffre annoncé qui ne correspond plus à la liste qu'il annonce, deux pages qui donnent des conseils contraires : chacun de ces cas fait échouer la vérification.
Ces garde-fous sont nés d'erreurs réelles, trouvées en relisant le site. Un livre au titre inexact, un décret abrogé cité pour des seuils, une plante dont la fiche affirmait l'inverse de la revue de référence : chaque correction a été suivie d'une règle qui empêche la classe d'erreur de revenir.
Une erreur ?
Signale-la. L'adresse de contact est sur la page des mentions légales. Une correction vaut mieux qu'une affirmation confortable, et les corrections reçues sont tracées dans l'historique public du projet.