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Dans le parcours : Permaculture urbaine, Permaculture sociale et collective

Permaculture sociale

Appliquer les principes permacoles à l'organisation humaine et collective.

Regarder en vidéoPermaculture humaine, présentationLe Jardin d'Émerveille

Explication

La permaculture ne concerne pas que les plantes : elle inclut gouvernance partagée, mutualisation d'outils, partage des surplus, prise de décision en groupe et résilience communautaire. Sociocratie, communs et coopératives en sont des expressions. Concept développé par Robin Clayfield, Looby Macnamara (People & Permaculture, 2012) et David Holmgren à partir des éthiques de la permaculture, en particulier prendre soin des humains et partager équitablement.

Définition affinée

La permaculture sociale (« social permaculture ») applique les 12 principes de design permacole (Holmgren) au champ humain : observer et interagir, valoriser la diversité, intégrer plutôt que ségréger, préférer les solutions lentes et à petite échelle ; elle y joint la troisième éthique, le partage équitable. Elle s'inspire de la sociocratie, de la communication non-violente (CNV, Marshall Rosenberg), de la gouvernance des communs (Elinor Ostrom, prix Nobel 2009) et des holacraties.

Points clés

  • Outils concrets

    DÉCISION PAR CONSENTEMENT (sociocratie) : pas l'unanimité, pas la majorité, mais « pas d'objection raisonnable ». Plus rapide et plus solide. Source : Endenburg G., Sociocracy (1998) ; Buck J., Endenburg G., Sociocracy as Social Design. CERCLES SEMI-AUTONOMES : sous-groupes par fonction (jardin, communication, finances) avec délégué élu vers le cercle général. COMMUNICATION NON-VIOLENTE (Rosenberg M., 2003) : observation + sentiment + besoin + demande. GESTION DES COMMUNS (Ostrom E., Governing the Commons, 1990) : 8 principes pour gérer collectivement ressources sans tomber dans la « tragédie des communs ».

  • Exemples français

    Éco-villages (Auroville en Inde, Sieben Linden en Allemagne, La Bigotière en France). Habitats participatifs (Le Hameau des Buis en Ardèche). AMAPs (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne, 2000+ en France). Banques d'outils villageoises. Monnaies locales complémentaires (Eusko au Pays Basque, Sol-Violette à Toulouse). Réseaux de Cocagne (jardins d'insertion).

À surveiller

  • • La permaculture sociale est exigeante : elle demande du temps, de l'écoute, de la patience. Les groupes qui veulent tout décider en consentement sur tout finissent épuisés.
  • • Distinguer permaculture sociale (outils pour vivre ensemble) et idéologie politique : il existe des collectifs permacoles de toutes orientations politiques.

Exemples

  • • Jardins partagés (AMAP, Incroyables Comestibles)
  • • Banques d'outils mutualisés
  • • Sociocratie / décision par consentement
  • • Habitats participatifs (Hameau des Buis, La Bigotière)
  • • Monnaies locales (Eusko, Sol-Violette)

Sources

  • Macnamara, L. (2012). People & Permaculture: Caring and Designing for Ourselves, Each Other and the Planet. East Meon : Permanent Publications.
  • Ostrom, E. (1990). Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action. Cambridge : Cambridge University Press.
  • Endenburg, G. (1998). Sociocracy: The Organization of Decision-Making. Delft : Eburon.
  • Rosenberg, M.B. (2003). Nonviolent Communication: A Language of Life (2e éd.). Encinitas : PuddleDancer Press.