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Tropical & subtropical

Patate douce

Ipomoea batatas

Famille botanique : Convolvulacées

Ipomoea batatas, originaire d'Amérique centrale et du Sud, se plante à partir de boutures (« plants ») après les dernières gelées et se récolte à l'automne avant les premiers froids. Ses tubercules sucrés se consomment cuits, et ses jeunes feuilles sont également comestibles dans certaines traditions culinaires asiatiques et africaines.

Planche : Sarah Drake, Edwards's Botanical Register (1840) · Domaine public · source
Exposition

Plein soleil

Sol

Chaud, léger, bien drainé, riche en matière organique

Arrosage

Régulier en début de culture, plus modéré ensuite

Rusticité

Non rustique (gèle dès 0 °C, cycle annuel sous climat tempéré)

Gélive dans ta zone

Rôle en permaculture

Plante vivace tropicale cultivée en annuelle sous climat tempéré, la patate douce forme un couvre-sol dense grâce à ses longues tiges rampantes qui limitent l'évaporation et étouffent les adventices, tout en produisant des tubercules comestibles.

Associations

Aucune association compagne n'est documentée pour cette plante : ni voisine recommandée, ni voisine à éviter.

Insectes attirés ou utiles

Saisons & disponibilité

Non rustique et exigeante en chaleur, la patate douce se cultive en annuelle sous climat tempéré : on ne la sème pas, on plante des plants (boutures feuillées, démarrées au chaud en mars-avril) après les dernières gelées, de mi-mai à mi-juin. La récolte a lieu à l'automne, de fin septembre à mi-octobre, avant les premiers froids. Séchés quelques heures au soleil, puis gardés au sec, à l'obscurité et entre 12 et 16 °C (plus froid, ils pourrissent), les tubercules se conservent de quelques semaines à quatre à six mois selon les conditions. Sa réussite en pleine terre dépend d'un été chaud et reste plus régulière dans les régions douces.

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Saison fraîcheRécolte conservéeToute l'année

Disponible : Janvier, Février, Septembre, Octobre, Novembre, Décembre.

Repères pour climat océanique / tempéré, peut varier selon la région, l'altitude, l'exposition et le mode de culture.

Sources

  • RHS, « How to Grow Sweet potatoes » (rhs.org.uk/vegetables/sweet-potatoes/grow-your-own)
  • La Ferme de Sainte Marthe, « Réussir la culture de la patate douce » (fermedesaintemarthe.com/en/blogs/comment-reussir-la-culture-de/reussir-la-culture-de-la-patate-douce)

Propriétés nutritionnelles & médicinales

Information à visée pédagogique. Ne remplace pas un avis médical. Les effets dépendent de la forme, de la dose et du contexte personnel.

Espèces & variétés

Les espèces et variétés les plus connues en France.

Variétés connues

Paroles de peuples

Paraphrases attribuées à leurs sources documentées. Jamais de citation inventée.

Locuteurs quechua des Andes septentrionales et Māori d'Aotearoa (Nouvelle-Zélande), rapprochement linguistique · Andes septentrionales (région du golfe de Guayaquil, Équateur) et Polynésie ; débat sur un transfert pré-colombien

Le nom polynésien de la patate douce, kūmara en māori, kumala ou 'uala ailleurs, ressemble étroitement aux termes quechua kumar et kumara relevés dans les Andes. Ce rapprochement lexical, tout comme la présence attestée de la plante en Polynésie avant l'arrivée des Européens, est documenté ; plusieurs chercheurs y lisent l'indice d'un transfert humain pré-colombien depuis l'Amérique du Sud. L'interprétation, elle, reste débattue : le mécanisme exact, contact andin-polynésien direct ou autres voies, n'est pas tranché.

Roullier et al. (2013), PNAS, étude génétique sur la diffusion de la patate douce en Océanie ; l'argument lexical relève de travaux linguistiques distincts sur le doublet quechua kumar/kumara ~ polynésien kumara.

Le doublet lexical est réel et publié, mais la thèse d'un contact direct demeure discutée : l'étude génétique de Roullier et al. (2013) étaye un transfert pré-colombien sans porter elle-même l'argument linguistique, et une dispersion naturelle a été proposée en réponse (Muñoz-Rodríguez et al., 2018). Le transfert n'est pas présenté ici comme certain, et « les Māori » ou « les locuteurs quechua » ne sont pas figés en blocs homogènes.

À retenir

  • • Préfère une exposition plein soleil.
  • • Sol idéal : chaud, léger, bien drainé, riche en matière organique.

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