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Aromatique & médicinale

Hydraste du Canada

Hydrastis canadensis

Famille botanique : Renonculacées

Petite vivace des forêts d'Amérique du Nord, à racine jaune vif riche en berbérine. Traditionnellement employée par les peuples autochtones puis l'herboristerie occidentale comme antiseptique des muqueuses. Sa cueillette sauvage l'a rendue menacée (inscrite à la CITES).

Planche : Köhler, Medizinal-Pflanzen (1887) · Domaine public · source
Exposition

Ombre à mi-ombre

Sol

Riche, humifère, frais (sous-bois)

Arrosage

Modéré : sous-bois riche en humus, en terre fraîche et drainée

Rusticité

Rustique

Passe l'hiver dans ta zone

Rôle en permaculture

Vivace de sous-bois nord-américain à racine jaune (berbérine), médicinale réputée. Espèce surexploitée à l'état sauvage, à cultiver, pas à prélever.

Associations

Aucune association compagne n'est documentée pour cette plante : ni voisine recommandée, ni voisine à éviter.

Saisons & disponibilité

Rhizome récolté à l'automne ; séché ensuite. Commerce international réglementé (annexe II de la CITES).

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Saison fraîcheRécolte conservéeToute l'année

Disponible : Janvier, Février, Mars, Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre, Novembre, Décembre.

Repères pour climat océanique / tempéré, peut varier selon la région, l'altitude, l'exposition et le mode de culture.

Sources

  • Plants For A Future, « Hydrastis canadensis » (pfaf.org/user/Plant.aspx?LatinName=Hydrastis+canadensis)
  • Ministère de l'Agriculture de l'Ontario, Promo-Cultures, « Sceau d'or » (omafra.gov.on.ca/CropOp/fr/herbs/medicinal/gold.html)

Propriétés nutritionnelles & médicinales

Information à visée pédagogique. Ne remplace pas un avis médical. Les effets dépendent de la forme, de la dose et du contexte personnel.

Paroles de peuples

Paraphrases attribuées à leurs sources documentées. Jamais de citation inventée.

Cherokee et Haudenosaunee (Iroquois) · Forêts de l'est de l'Amérique du Nord (actuels États-Unis) ; usages relevés du XVIIIe au XXe siècle

Chez les Cherokee, le rhizome jaune vif de l'hydraste servait à la fois de teinture, un jaune employé pour les tissus, et selon certaines sources pour la vannerie et la peinture corporelle, et de remède : tonique digestif et lavage pour les yeux enflammés. Les Haudenosaunee (Iroquois) lui prêtaient des usages médicinaux distincts, relevés notamment contre la coqueluche, la diarrhée, la pneumonie et la tuberculose. Le double emploi teinture-médecine est solidement attesté par la littérature ethnobotanique ; les détails les plus fins varient d'une compilation à l'autre, et les mentions de vannerie et de peinture corporelle reposent sur des sources moins assurées. C'est de ces peuples que les colons apprirent ces usages, bien avant l'exploitation commerciale de la plante au XIXe siècle.

Daniel E. Moerman, Native American Ethnobotany (1998) ; Hamel, P.B. & Chiltoskey, M.U. (1975). Cherokee Plants and Their Uses. Herald Publishing Co. (usage cherokee).

Le fait attesté (teinture jaune, tonique et lavage oculaire cherokee ; usages médicinaux iroquois relevés dans les compilations) se distingue des détails moins documentés (vannerie, peinture corporelle), donnés ici avec prudence. Aucun de ces emplois n'est un conseil thérapeutique : la mention historique ne vaut pas indication de soin. Les nations précises sont nommées, sans essentialiser une « médecine amérindienne » indistincte ; ces savoirs, appris par les colons, furent ensuite exploités commercialement sans reconnaissance de leur origine.

À garder en tête

Déconseillée pendant la grossesse et l'allaitement et chez le nourrisson (berbérine) ; interactions médicamenteuses possibles. Commerce international réglementé (annexe II de la CITES) : n'utiliser que des sources cultivées. Avis professionnel recommandé.

Précision scientifique : beaucoup d'associations relèvent du folklore jardinier ; cette nuance résume ce qu'en disent les sources, quand elles existent.

Statut réglementaire en Europe

Le statut d'une espèce varie d'un pays à l'autre : à vérifier avant de la cultiver, la vendre ou la cueillir hors de France.

  • International (CITES)Culture encadrée

    Inscrite à l'Annexe II de la CITES : le commerce international de la racine est réglementé (permis requis). N'employer que des plants issus de circuits horticoles légaux.

    CITES, Annexe II (Hydrastis canadensis, inscrite depuis 1997)

À retenir

  • • Préfère une exposition ombre à mi-ombre.
  • • Sol idéal : riche, humifère, frais (sous-bois).

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