Salade de pissenlit
Amère juste ce qu'il faut, la première salade de pissenlit annonce le printemps et réveille l'appétit.
Les jeunes rosettes de pissenlit, cueillies avant la montée en fleur, se mangent crues. Leur amertume, adoucie par une vinaigrette bien relevée et un œuf ou quelques noix, stimule traditionnellement la digestion. C'est l'une des plus anciennes salades sauvages du calendrier.
Ingrédients
- Jeunes feuilles de pissenlit1 saladier
rosettes tendres, avant floraison
- Huile de noix ou d'olive3 c. à soupe
- Vinaigre de cidre1 c. à soupe
- Moutarde1 c. à café
- Œuf dur ou noix1-2
facultatif, pour adoucir l'amertume
Étapes
- 1
Cueillir et laver
Récolte les jeunes rosettes avant la fleur, dans une prairie propre. Lave soigneusement à plusieurs eaux (la terre s'y cache).
15 min
- 2
Préparer la vinaigrette
Émulsionne la moutarde, le vinaigre, le sel et l'huile. Une vinaigrette bien relevée équilibre l'amertume du pissenlit.
5 min
- 3
Assembler
Mélange les feuilles à la vinaigrette juste avant de servir. Ajoute l'œuf dur en quartiers ou les noix concassées.
5 min
Conservation
À consommer aussitôt assaisonnée ; les feuilles se conservent 2 jours au frais avant préparation.
Comment l'utiliser
En entrée, au début du repas, l'amertume ouvre l'appétit.
Propriétés santé
- Traditionnellement réputée apéritive et favorable à la digestion, l'amertume stimulant les sécrétions digestives.
- Source de vitamines (A, C, K) et de potassium ; réputée dépurative dans l'herboristerie ancienne.
Ces préparations relèvent de la cuisine et de la tradition herboriste : elles nourrissent et accompagnent, ne « soignent » rien et ne remplacent aucun traitement. Demande conseil à un médecin ou un pharmacien avant un usage prolongé, en cas de traitement, de grossesse ou d'allaitement, ou pour un enfant. Respecte scrupuleusement les précautions de conservation indiquées.
Précautions
Le pissenlit a un effet diurétique reconnu : prudence en cas de traitement diurétique ou de tension basse. Comme toute plante basse consommée crue, il expose au risque d'échinococcose alvéolaire (œufs du ténia du renard) : laver soigneusement à grande eau, et en terrain fréquenté par des renards, préférer la cuisson (au-delà de 60 °C ; la congélation, elle, ne détruit pas les œufs). Cueillir loin des routes et des zones traitées. En cas de calculs biliaires, demander un avis médical.
Sources & tradition
- · F.-J. Cazin, *Traité pratique des plantes médicinales de France* (Taraxacum)
- · François Couplan, *Le régal végétal*