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À reconnaître (sauvages & adventices)

Morelle noire

Solanum nigrum L.

Famille botanique : Solanacées

Solanum nigrum, petite Solanacée sauvage très commune des sols cultivés et remués. Feuilles ovales, petites fleurs blanches en étoile à cône d'étamines jaunes (comme une mini-fleur de pomme de terre), puis baies rondes vertes virant au noir mat. Une plante à savoir reconnaître, pour ne pas la confondre, et pour comprendre ce qu'elle dit de ton sol.

Planche : Flora Batava, vol. 2 (Jan Kops, ill. Christiaan Sepp, 1807) · Domaine public · source

Plante toxique : à reconnaître

Plante toxique. Le feuillage et surtout les baies vertes (non mûres) sont riches en solanine ; les baies noires ressemblent à de petites myrtilles et attirent les enfants. On ne la cueille pas et on ne la consomme pas : apprends à la reconnaître pour l'écarter, et tiens-la hors de portée des plus jeunes. En cas d'ingestion, appelle un centre antipoison. (Certaines cultures en consomment des lignées particulières, bien mûres et cuites : ce n'est ni la morelle de ton jardin, ni une pratique pour débutants.)

Exposition

Plein soleil à mi-ombre

Sol

Frais, riche, sur sols cultivés et remués

Arrosage

Modéré, sols frais et riches des cultures

Rusticité

Annuelle

Rôle en permaculture

On ne l'installe pas : tout son intérêt est de la comprendre. Bio-indicatrice, elle signale un sol plutôt riche, frais et bien pourvu en azote (une lecture indicative, pas une analyse de laboratoire). Surtout, comme Solanacée sauvage, elle peut héberger le doryphore et des maladies près de tes pommes de terre, tomates et aubergines : mieux vaut l'arracher au pied des cultures sensibles que de l'y laisser prospérer.

Associations défavorables

Même famille : maladies et ravageurs partagés

Propriétés nutritionnelles & médicinales

Information à visée pédagogique. Ne remplace pas un avis médical. Les effets dépendent de la forme, de la dose et du contexte personnel.

Comportement de famille : Solanacées

En général, les Solanacées sont très gourmandes en azote et sensibles au mildiou (Phytophthora infestans). Elles aiment la chaleur, le soleil, un sol riche.

Comprendre les familles, c'est apprendre une règle par famille plutôt que chaque association une à une. En savoir plus →

Espèces & variétés

Les espèces et variétés les plus connues en France.

Espèces

À garder en tête

« Toxique » et « comestible » ne se contredisent pas ici : la teneur en glycoalcaloïdes varie selon la lignée, le stade (baies vertes ≫ baies mûres), la cuisson et l'origine, d'où des populations qui en mangent des formes sélectionnées, bien cuites, sans dommage, et d'autres où elle empoisonne. Pour un public de jardinier, on tranche par la prudence. Longtemps dite « non-hôte » du mildiou, elle en est en réalité un hôte alternatif variable selon les lignées. Sources : InfoFlora (valeurs de Landolt) ; EPPO : Leptinotarsa decemlineata ; Flier et al. 2003, Plant Pathology (DOI 10.1046/j.1365-3059.2003.00922.x) ; Toxiplante.fr.

Précision scientifique : beaucoup d'associations relèvent du folklore jardinier ; cette nuance résume ce qu'en disent les sources, quand elles existent.

À retenir

  • • Préfère une exposition plein soleil à mi-ombre.
  • • Sol idéal : frais, riche, sur sols cultivés et remués.
  • • À éloigner de : Pomme de terre.