Abeille domestique
Apis mellifera
Pollinisation majeure, production de miel et de propolis.
Avril à octobreLe jardin vivant
Qui vit au jardin et l'influence : pollinisateurs, auxiliaires, ravageurs et petits mammifères. Apprends à reconnaître les alliés et à gérer naturellement les nuisibles.
« Vous éventrez la bête et moi je l'étudie vivante ; vous en faites un objet d'horreur et de pitié, et moi je la fais aimer. »
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Apis mellifera
Pollinisation majeure, production de miel et de propolis.
Avril à octobreBombus terrestris
Pollinisateur majeur, capable de buzz pollinisation, vibration thoracique qui libère le pollen des fleurs à anthères poricides (tomate, myrtille, aubergine). Voir le concept Buzz pollinisation.
Février à novembreBombus hortorum
Spécialiste des fleurs en tube long (corolles profondes) grâce à sa longue langue. Pollinise des plantes inaccessibles aux autres bourdons.
Avril à septembreXylocopa violacea
L'une des plus grandes abeilles solitaires d'Europe (jusqu'à 2,5 cm). Creuse ses galeries dans le bois mort, où elle élève sa progéniture. Solitaire mais impressionnante.
Avril à septembreOsmia bicornis
Abeille solitaire précoce, pollinisatrice des arbres fruitiers : elle sort en mars-avril, quand fleurissent pommier, poirier et prunier, et on sait l'accueillir en verger (Gruber et al., 2011).
Mars à juinOsmia cornuta
L'un des tout premiers pollinisateurs de printemps, sortie dès février en climat doux. Précieuse pour les fruitiers à floraison précoce, comme l'amandier, qu'elle sait polliniser (Bosch, 1994), le prunier et le pêcher.
Février à avrilAndrena spp.
Genre d'abeilles solitaires de printemps riche en espèces, certaines très spécialisées : Andrena vaga ne récolte le pollen que sur les saules, A. florea que sur la bryone. Acteur de la pollinisation précoce.
Mars à juinSyrphidae
Double rôle : ADULTE = pollinisateur, floricole (nectar et pollen) ; LARVE = prédatrice de pucerons chez près de 250 espèces, chaque larve en consommant environ 400 au cours de sa vie (INRAE, Encyclop'Aphid). Mimétisme guêpe (mais inoffensif, pas de dard).
Mars à octobrePapilio machaon
Grand papillon (63 à 75 mm d'envergure selon la LPO), jaune et noir avec « queues » caractéristiques. La chenille verte rayée noire à pois rouges se nourrit d'Apiacées : carotte, fenouil, aneth, persil (localement de rue autour de la Méditerranée), visible facilement en juillet-août.
Avril à septembre (une à trois générations par an selon le climat)Vanessa atalanta
Papillon migrateur familier des jardins : noir, rouge et blanc, d'environ 6 à 7 cm d'envergure. Adulte pollinisateur ; ses chenilles hérissées d'épines se nourrissent surtout d'orties (Urtica dioica), parfois de pariétaire ou de houblon. Conservation : préserver les orties = préserver les vulcains.
Mars à octobre (jusqu'à novembre en climat doux)Aglais io
Papillon emblématique des jardins, reconnaissable à ses 4 grands « yeux » colorés sur les ailes, qui effraient ou déroutent les prédateurs. Adulte pollinisateur ; chenilles noires hérissées d'épines, presque toujours sur l'ortie. Hiverne à l'état adulte dans des abris sombres et frais (arbres creux, granges, garages, tas de bûches).
Mars à octobre, hivernation adulte de novembre à févrierCoccinella septempunctata
Prédatrice de pucerons et cochenilles. Selon Hodek & Honěk (Ecology of Coccinellidae, 1996), un adulte consomme 20 à 60 pucerons par jour ; les larves, plus voraces, peuvent en consommer plusieurs centaines sur leur cycle. Le chiffre populaire de « 200 pucerons par jour » est une généralisation.
Mars à octobre (hiverne adulte)Chrysoperla carnea
Adulte vert tendre aux grandes ailes irisées (« demoiselle aux yeux d'or »), nocturne, se nourrit de pollen et nectar. LARVE = redoutable prédatrice de pucerons, et aussi d'acariens et d'aleurodes (McEwen, New & Whittington, 2001). Hiverne adulte dans abris (granges, sous écorces).
Avril à octobre, hiverne adulteCarabus spp.
Prédateur généraliste nocturne : limaces, escargots, larves de hannetons, œufs et chenilles tombées au sol. La prédation des larves de doryphore reste marginale en Europe (documentée surtout pour Lebia grandis en Amérique du Nord). Parmi les espèces des jardins : le carabe doré (Carabus auratus) et le carabe chagriné (C. coriaceus).
Mars à novembre (actif la nuit)Forficula auricularia
Omnivore : auxiliaire utile contre les pucerons, mais peut aussi grignoter les pétales et les jeunes feuilles des dahlias, clématites et chrysanthèmes en cas de fortes populations. À considérer comme « auxiliaire à surveiller ». Précieux dans les vergers, où il mange des pucerons (RHS).
Mai à octobreIchneumonidae
L'une des plus grandes familles d'insectes, importante en lutte biologique (Quicke, 2014). Parasitoïdes : la femelle pond ses œufs dans ou sur une chenille, larve ou pupe d'un ravageur ; la larve d'ichneumon dévore son hôte de l'intérieur. Elles parasitent surtout des larves et des nymphes d'insectes, notamment de papillons.
Avril à octobreTrichogramma spp.
Micro-hyménoptère parasitoïde, minuscule, des œufs de lépidoptères ravageurs : pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis), piéride du chou (Pieris brassicae), carpocapse du pommier (Cydia pomonella). La femelle pond son œuf à l'intérieur de l'œuf hôte, qui noircit puis donne un trichogramme adulte au lieu d'une chenille.
Mai à septembreOrius spp.
Petite punaise prédatrice généraliste : acariens, thrips, pucerons, jeunes chenilles, œufs de ravageurs. Aussi pollinophage en complément. Utilisée commercialement en lutte biologique sous serre (Orius laevigatus, O. majusculus), notamment contre les thrips (van Lenteren, 2012).
Avril à octobreStaphylinidae (famille)
Très grande famille de coléoptères, reconnaissables à leurs élytres très courts qui ne couvrent que les premiers segments abdominaux. Prédateurs généralistes : larves de mouches, pupes, œufs et larves d'autres insectes, petits acariens. Le « staphylin odorant » (Ocypus olens), gros coléoptère noir de près de 3 cm, fréquente les composts et le dessous des pierres.
Mars à novembreLumbricidae
Travailleur invisible du sol : aère, draine, mélange la matière organique et produit des turricules très riches en nutriments. La méta-analyse van Groenigen et al. (Scientific Reports, 2014) indique en moyenne +25 % de rendement dans les essais comparant sols avec et sans vers (essais en pot et au champ, avec apports de résidus).
Toute l'année (actif dès que le sol est humide et frais)Aphidoidea
Suce la sève des plantes, affaiblit la croissance et transmet de nombreuses maladies virales. Sécrète un miellat collant favorisant l'apparition de fumagine (« suie »).
Pieris brassicae
Les chenilles vert-jaune dévorent rapidement les feuilles de choux et autres Brassicacées, parfois jusqu'aux nervures.
Larves de papillons qui dévorent feuilles, fleurs et fruits. Toutes ne sont pas nuisibles mais certaines provoquent de gros dégâts sur les cultures.
Leptinotarsa decemlineata
Coléoptère rayé jaune et noir dont adultes et larves dévorent les feuilles de pomme de terre.
Phyllotreta spp.
Minuscule coléoptère sauteur de quelques millimètres qui crible les feuilles de petits trous ronds ; redoutable sur les jeunes semis de Brassicacées au printemps.
Arion spp. / Helix spp.
Mollusques nocturnes qui rongent les jeunes pousses, plantules et feuilles tendres. Particulièrement dévastateurs au printemps en sol humide.
Melolontha melolontha
Adultes broutant les feuilles d'arbres ; larves (vers blancs) rongeant les racines des cultures au fil d'un cycle de 3 à 4 ans (INRAE, Ephytia).
Trialeurodes vaporariorum
Petits insectes blancs qui sucent la sève sous les feuilles et déposent un miellat propice à la fumagine.
Psila rosae
Larves creusant des galeries dans les racines, rendant les carottes immangeables et favorisant la pourriture.
Otiorhynchus sulcatus
Petit charançon noir nocturne. Les adultes découpent des encoches en demi-lune sur les feuilles ; les larves dévorent les racines et tuent souvent la plante.
Les mammifères qui visitent un jardin sont rarement « tous des ravageurs ». Distinction utile : lapins, chevreuils, campagnols et rats causent des dégâts directs aux cultures et semis ; en revanche, renards et blaireaux sont surtout omnivores opportunistes, leurs dégâts au potager sont occasionnels et ils consomment beaucoup de micromammifères (auxiliaire indirect contre les campagnols). L'écureuil reste un visiteur ponctuel des noisetiers et noyers, rarement problématique.
Odonates
Prédatrices redoutables : les adultes chassent en vol moucherons, moustiques et autres insectes volants, jusqu'aux papillons ; les larves aquatiques mangent presque toute proie plus petite qu'elles (British Dragonfly Society).
Mai à octobre (vol des adultes) ; larves aquatiques toute l'annéePseudococcidae, Diaspididae, Coccidae
Petits insectes piqueurs-suceurs fixés sur tiges, feuilles et fruits, protégés par une cire blanche (cochenilles farineuses) ou par un bouclier (cochenilles à bouclier). Ils affaiblissent la plante, déposent un miellat collant et favorisent la fumagine.
Toute l'année sous abri et en intérieur ; mai à octobre au jardinCydia pomonella
Petit papillon dont la chenille rosée creuse une galerie jusqu'aux pépins des pommes, des poires et parfois des noix : c'est le « ver » des fruits véreux, premier ravageur des vergers de pommiers.
Vols de mai à septembre (deux générations, trois dans le Sud)Tetranychus urticae
Acarien minuscule (un demi-millimètre environ) qui pique les cellules des feuilles par temps chaud et sec : le feuillage se moucheture, grisonne et se dessèche, parfois sous de fines toiles.
Juin à septembre au jardin ; toute l'année sous serre et en intérieurThysanoptera (Frankliniella occidentalis, Thrips tabaci)
Insectes filiformes de 1 à 2 mm qui râpent l'épiderme des feuilles et des fleurs et en aspirent le contenu : plages argentées ponctuées de points noirs, fleurs déformées. Thrips tabaci s'attaque surtout aux alliacées, le thrips californien aux cultures de serre.
Mai à septembre au jardin, plus tôt et plus tard sous abriPhytomyza gymnostoma (syn. Napomyza gymnostoma)
Petite mouche dont la larve creuse des galeries dans les feuilles et le fût du poireau et de la ciboulette, plus rarement de l'oignon, de l'ail et de l'échalote. Repérée en France en 2003, en Alsace, elle est devenue l'un des principaux ravageurs des alliacées de jardin.
Deux vols : mars-avril et septembre-octobreDelia radicum
Mouche grise dont les larves blanches dévorent les racines et le collet des jeunes choux et des autres brassicacées : les plants flétrissent en plein soleil et se déracinent sans effort.
Trois à quatre générations, d'avril à octobre ; la première, en avril-mai, est la plus dangereuse pour les jeunes plantsNezara viridula
Grosse punaise piqueuse des cultures légumières et fruitières. Sur la tomate, ses piqûres laissent de petites taches sur les jeunes fruits, puis des taches blanches à jaunes au-dessus d'une chair blanche et spongieuse sur les fruits mûrs ; elle abîme aussi les gousses de haricot. Probablement originaire d'Éthiopie, elle s'est répandue dans les zones tropicales et subtropicales ; en France, on la rencontre souvent dans la nature et sous abri.
D'avril à octobre ; l'adulte, vert l'été, brunit en automne et hiverne à l'abri (structures des serres et des tunnels, bâtiments)Halyomorpha halys
Punaise polyphage venue d'Asie, détectée en Europe en 2004 et en France à partir de 2012. Elle pique surtout les fleurs et les fruits : marques et déformations, zones liégeuses et chair tachée de brun à mesure que le fruit grossit, boutons floraux avortés ou jeunes fruits tombés, même quand elle est peu nombreuse. En France, les premiers dégâts datent de 2018, dans les vergers de kiwis du Sud-Ouest, puis de 2019 en Savoie ; ils touchent tout le Sud-Est depuis 2020. À l'automne, les adultes envahissent parfois les maisons pour hiverner ; ils sont inoffensifs pour l'homme et les animaux.
D'avril, à la sortie de l'hiver, à l'automne ; pontes en juin et en août, une à deux générations par an en EuropeAgriotes spp.
Larves jaunes, dures et brillantes des coléoptères taupins, qui vivent plusieurs années dans le sol et perforent tubercules, racines et jeunes semis : la pomme de terre trouée en est le symptôme le plus connu.
Larves actives au printemps et en fin d'été, dans les 20 premiers centimètres du solAgrotis segetum, Agrotis ipsilon
Chenilles grises et lisses des papillons noctuelles, qui vivent enroulées dans le sol le jour et sectionnent la nuit les jeunes plants au collet : salades, choux et poireaux fraîchement repiqués tombent comme fauchés.
Mai à septembre, avec un pic en début d'étéDrosophila suzukii
Petite mouche du vinaigre venue d'Asie, repérée en France en 2009-2010 (Montpellier, Corse, Var), capable de pondre dans les fruits sains en cours de maturation grâce à sa tarière dentée : cerises, framboises, mûres, myrtilles, fraises et raisins se ramollissent et coulent en quelques jours.
Juin à octobre, dès que les fruits colorent ; pic en fin d'été