Coccinelle
Coccinella septempunctata
Rôle au jardin
Prédatrice de pucerons et cochenilles. Selon Hodek & Honěk (Ecology of Coccinellidae, 1996), un adulte consomme 20 à 60 pucerons par jour ; les larves, plus voraces, peuvent en consommer plusieurs centaines sur leur cycle. Le chiffre populaire de « 200 pucerons par jour » est une généralisation.
Période d'activité
Mars à octobre (hiverne adulte)
Comment l'attirer / le gérer
Attention : la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis), introduite en lutte biologique puis échappée, est devenue invasive en Europe et concurrence nos coccinelles natives. À reconnaître : 8 à 10 mm et des couleurs très variables ; les deux formes les plus courantes sont noire à deux taches rouges et orange à 18 points noirs (RHS).
Fiche pratique
Où on les trouve
Près des colonies de pucerons : ortie, capucine, fève. Larve reconnaissable : allongée, gris foncé avec taches orange, 6 pattes. Pupe immobile en forme de goutte d'eau noire/orange collée sur une feuille.
Prévention
Carré d'orties (les coccinelles y trouvent leurs premiers pucerons au printemps). Hôtels à insectes pour l'hivernation. Pas d'insecticide, même d'origine naturelle : beaucoup tuent aussi les coccinelles. Ne pas écraser les larves, souvent confondues avec des « parasites » par les jardiniers débutants.
Sources
- Hodek, I. & Honěk, A. (1996). Ecology of Coccinellidae. Dordrecht : Kluwer Academic Publishers.
- Roy, H.E. et al. (2016). The harlequin ladybird, Harmonia axyridis: global perspectives on invasion history and ecology. Biological Invasions, 18(4), 997-1044.
- RHS (Royal Horticultural Society) : Ladybirds (rhs.org.uk/biodiversity/ladybirds)
Plantes favorites / ressources
Fiches plantes associées
Ciboulette
Vivace en touffe, traditionnellement plantée au pied des fruitiers et des fraisiers (ses composés soufrés sont réputés gêner certains insectes et champignons). Fleurs mauves en pompons mellifères très visités par bourdons et syrphes, auxiliaires précieux. À diviser tous les 3-4 ans pour la renouveler.
Fenouil
Réputé gêner ses voisines (effet surtout montré en laboratoire) : à cultiver à l'écart par précaution. Mais très utile aux pollinisateurs, et plante hôte du machaon.
Aneth
Apiacée majeure pour attirer pollinisateurs et auxiliaires (syrphes, ichneumons, chrysopes) sur ses ombelles jaune-vert d'été. À laisser monter à graine. Auto-ressème fidèlement. Compagne classique du concombre, à éviter au contact direct de la carotte, que l'aneth adulte tend à concurrencer.
Achillée millefeuille
Plante-relais (« insectary ») de premier ordre : ses ombelles plates et son long fleurissement offrent un nectar et un pollen accessibles aux petits auxiliaires, syrphes dont les larves dévorent les pucerons, micro-guêpes parasitoïdes (ichneumons), abeilles et guêpes prédatrices. En bordure de potager ou semée dans une prairie fleurie, elle sert de réservoir d'auxiliaires au plus près des cultures. Peu exigeante, elle prospère en sol pauvre et sec, où elle tient aussi le rôle de couvre-sol résistant à la sécheresse. La tradition la donne pour bonne compagne et pour activateur de compost, ses feuilles finement découpées enrichissant le tas.