Capucine
Tropaeolum majus L.
Famille botanique : Tropéolacées
Annuelle grimpante ou rampante originaire des Andes (Tropaeolum majus, Tropéolacées), la capucine offre fleurs et feuilles comestibles au goût piquant. Elle prospère en sol pauvre et au soleil : un sol trop riche donne du feuillage au détriment des fleurs. Très attractive pour les pucerons, elle sert souvent de plante-piège, à surveiller, pour les attirer loin des cultures voisines.
Plein soleil
Pauvre, drainé
Modéré
Annuelle
Rôle en permaculture
Plante piège (trap plant) : attire préférentiellement les pucerons et nourrit syrphes, coccinelles et chrysopes.
Associations favorables
Insectes attirés ou utiles
Ravageurs & maladies connus
Ravageurs et maladies qui touchent fréquemment cette plante, clique pour savoir les reconnaître et les gérer.
Saisons & disponibilité
Semis en place d'avril à mai après les dernières gelées ; fleurit de juin jusqu'aux premières gelées, période où l'on cueille fleurs et feuilles fraîches.
Disponible : Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre.
Repères pour climat océanique / tempéré, peut varier selon la région, l'altitude, l'exposition et le mode de culture.
Sources
- Plants For A Future, « Tropaeolum majus » (pfaf.org/user/Plant.aspx?LatinName=Tropaeolum+majus)
- Gerbeaud, « Capucine, une fleur facile » (gerbeaud.com/jardin/fiches/capucine.php)
Propriétés nutritionnelles & médicinales
Information à visée pédagogique. Ne remplace pas un avis médical. Les effets dépendent de la forme, de la dose et du contexte personnel.
Dans la cuisine & l'herboristerie
Où retrouver capucine en préparation : recettes et tisanes traditionnelles.
Espèces & variétés
Les espèces et variétés les plus connues en France.
Variétés connues
Paroles de peuples
Paraphrases attribuées à leurs sources documentées. Jamais de citation inventée.
Carl von Linné (nomenclature savante) et tradition populaire européenne · Europe, XVIe-XVIIIe siècles ; plante originaire des Andes
Venue des Andes, la capucine reçoit en Europe deux noms qui portent deux imaginaires. Selon les sources, son nom français viendrait de sa fleur éperonnée, rapprochée du capuchon (cappuccio) des moines capucins, un usage déjà attesté chez Tournefort en 1694, avant même Linné. Ce dernier la baptise Tropaeolum, « petit trophée » : dans ses feuilles rondes et peltées il voyait des boucliers, image la mieux établie, tandis que le rapprochement de ses fleurs avec des casques reste la part la plus incertaine de cette lecture guerrière. L'ensemble évoque le tropaeum romain, ce tronc où l'on suspendait les armes de l'ennemi vaincu. Deux images pour une même plante, l'une monastique, l'autre martiale.
Carl von Linné, Species Plantarum (1753), genre Tropaeolum ; nom « capucine/capuchon » attesté dès Tournefort (1694) et repris par les dictionnaires (Wikipedia, Tropaeolum majus, section « nom »).
Étymologie documentée qui relève de l'interprétation nominale, non d'un récit de peuple : les sources présentent ces deux origines comme des hypothèses qui coexistent, plutôt que comme deux certitudes à cumuler. L'image des feuilles-boucliers (feuilles peltées) est solidement attestée ; celle des « fleurs-casques » l'est beaucoup moins et n'est avancée qu'avec prudence. Aucune allégation de santé ici, et rien qui essentialise une tradition, il s'agit d'une lecture savante et populaire des noms, non d'une parole rituelle attribuée à un peuple.
À garder en tête
La capucine est une plante-piège de tradition jardinière, peu étudiée : elle exige une gestion active : sans intervention (fauche, taille des pieds infestés) ou sans densité suffisante d'auxiliaires, elle devient un foyer qui amplifie les populations de pucerons et les diffuse vers les cultures voisines.
Précision scientifique : beaucoup d'associations relèvent du folklore jardinier ; cette nuance résume ce qu'en disent les sources, quand elles existent.
À retenir
- • Préfère une exposition plein soleil.
- • Sol idéal : pauvre, drainé.
- • Compagne classique : Courgette.