Grande camomille
Tanacetum parthenium (L.) Sch.Bip.
Famille botanique : Astéracées
Aussi appelée « partenelle », vivace au feuillage aromatique amer et aux petites fleurs blanches à cœur jaune. Traditionnellement employée, surtout les feuilles, en prévention des migraines, un usage qui a fait l'objet d'études cliniques.
Plein soleil
Ordinaire, drainé
Modéré, préfère une terre fraîche et humifère
Rustique (vivace courte qui se ressème)
Passe l'hiver dans ta zone
Rôle en permaculture
Vivace aux petites fleurs en marguerite qui se ressème volontiers. Médicinale traditionnellement employée en prévention des migraines (usage traditionnel, EMA), et jolie bordure fleurie mellifère.
Associations
Aucune association compagne n'est documentée pour cette plante : ni voisine recommandée, ni voisine à éviter.
Insectes attirés ou utiles
Saisons & disponibilité
Feuilles et fleurs en été ; feuilles séchées disponibles toute l'année.
Disponible : Janvier, Février, Mars, Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre, Novembre, Décembre.
Repères pour climat océanique / tempéré, peut varier selon la région, l'altitude, l'exposition et le mode de culture.
Sources
- Plants For A Future, « Tanacetum parthenium » (pfaf.org/user/Plant.aspx?LatinName=Tanacetum+parthenium)
- Missouri Botanical Garden, « Tanacetum parthenium » (plantfinder.mobot.org/PlantFinderDetails.aspx?taxonid=277249)
Propriétés nutritionnelles & médicinales
Information à visée pédagogique. Ne remplace pas un avis médical. Les effets dépendent de la forme, de la dose et du contexte personnel.
Comportement de famille : Astéracées
En général, les Astéracées sont une famille riche en fleurs appréciées des pollinisateurs et des auxiliaires (souci, achillée, camomille). Elle est très éclatée, de la salade la plus douce au tournesol allélopathe.
Comprendre les familles, c'est apprendre une règle par famille plutôt que chaque association une à une. En savoir plus →
Espèces & variétés
Les espèces et variétés les plus connues en France.
Variétés connues
Paroles de peuples
Paraphrases attribuées à leurs sources documentées. Jamais de citation inventée.
Plutarque (biographe grec, Ier–IIe s. apr. J.-C.), Vie de Périclès ; nomenclature botanique gréco-latine (Dioscoride, puis Pline l'Ancien) · Athènes classique (récit situé au Ve s. av. J.-C.) ; nomenclature latine du Ier s. apr. J.-C.
Le nom d'espèce parthenium vient du grec parthénion, apparenté à parthénos, « jeune fille, vierge » : de longue date, la plante fut rattachée aux troubles féminins par la tradition botanique gréco-latine (Dioscoride ; Pline, Histoire naturelle, XXII, 20). Une légende tenace la relie au chantier de l'Acropole sous Périclès. Ce qu'atteste Plutarque (Vie de Périclès, 13) est plus mince : un ouvrier tombé de haut fut, dit-il, guéri après qu'Athéna apparut en songe à Périclès, qui dédia une statue d'Athéna Hygie, mais le biographe ne nomme aucune plante. L'identification de cette herbe à la grande camomille, tout comme le rattachement de l'accident au Parthénon plutôt qu'aux Propylées voisines, est une reconstruction tardive et non un fait du récit.
Plutarque, Vie de Périclès, 13 (récit du songe et de la guérison, sans plante nommée) ; nom parthénion : Dioscoride, puis Pline l'Ancien, Histoire naturelle, XXII, 20 (Ier s. apr. J.-C.)
Fait et légende : le récit du songe et de la guérison est attesté chez Plutarque, mais il ne mentionne aucune plante ; l'attribution à la grande camomille est une reconstruction moderne, qui n'est pas présentée ici comme antique. Précision topographique : la chute de l'ouvrier se rattache traditionnellement au chantier des Propylées, non du Parthénon, les deux appartiennent au même programme péricléen de l'Acropole, mais « chantier du Parthénon » reste une approximation. L'étymologie (parthénion / parthénos) et l'usage traditionnel « féminin » sont rapportés comme faits de langue et d'histoire, sans aucune allégation médicinale : ces emplois anciens ne valent pas indication de santé.
À garder en tête
Astéracée : prudence en cas d'allergie aux composées. Déconseillée pendant la grossesse. La mastication de feuilles fraîches peut irriter la bouche (préférer séchées).
Précision scientifique : beaucoup d'associations relèvent du folklore jardinier ; cette nuance résume ce qu'en disent les sources, quand elles existent.
À retenir
- • Préfère une exposition plein soleil.
- • Sol idéal : ordinaire, drainé.