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Légume

Chénopode bon-Henri

Blitum bonus-henricus

Famille botanique : Amaranthacées (anciennement Chénopodiacées)

Blitum bonus-henricus (anciennement Chenopodium bonus-henricus) doit son nom à Henri IV, « bon Henri ». Cultivé dans tous les potagers de montagne et de cure jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Mentionné par Olivier de Serres en 1600 parmi les « poirées » du jardin royal. Goût entre l'épinard et l'oseille, légèrement plus terreux. Utilisé traditionnellement dans les strangolapreti italiens et les soupes vosgiennes.

Planche : Dennert, E. · Domaine public · source
Exposition

Soleil à mi-ombre

Sol

Riche en azote et humus, frais, profond

Arrosage

Régulier (déteste la sécheresse prolongée)

Rusticité

Très rustique (-25 °C), vivace 5-10 ans

Passe l'hiver dans ta zone

Pollinisation

Anémophile

Rôle en permaculture

Légume potager européen vivace pratiquement disparu, supplanté par l'épinard cultivé au XIXᵉ siècle. Pilier des potagers permacoles modernes : une plantation, 5 à 10 ans de production sans replanter. Trois récoltes par an : jeunes pousses au printemps comme l'épinard, boutons floraux en mini-brocoli, feuilles jusqu'aux premières gelées. Particulièrement adapté aux climats de montagne et aux zones d'ombre légère.

Associations favorables

Abritent des insectes auxiliaires (plante-relais)

Biomasse à couper-et-laisser (paillis)

Compagnonnage traditionnel (bienfait non démontré)

Insectes attirés ou utiles

Saisons & disponibilité

Vivace rustique : on sème au printemps (mars-avril) ou en automne (septembre-octobre), pour une première récolte environ six mois plus tard ; on cueille les jeunes pousses et les hampes florales au printemps, puis les feuilles à l'automne, en évitant le plein été où elles sont trop dures.

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Saison fraîcheRécolte conservéeToute l'année

Disponible : Avril, Mai, Septembre, Octobre, Novembre.

Repères pour climat océanique / tempéré, peut varier selon la région, l'altitude, l'exposition et le mode de culture.

Sources

  • La Ferme de Sainte Marthe, « Réussir la culture du chénopode bon Henri » (fermedesaintemarthe.com/en/blogs/comment-reussir-la-culture-de/reussir-la-culture-du-chenopode-bon-henri)
  • Plants For A Future, « Chenopodium bonus-henricus » (pfaf.org/user/Plant.aspx?LatinName=Chenopodium+bonus-henricus)

Propriétés nutritionnelles & médicinales

Information à visée pédagogique. Ne remplace pas un avis médical. Les effets dépendent de la forme, de la dose et du contexte personnel.

Comportement de famille : Amaranthacées

En général, les Amaranthacées regroupent des feuilles et des racines d'une même parenté (betterave, blette, épinard, plus le quinoa et l'amarante). Souvent tolérantes aux sols pauvres ou un peu salés, héritage de leurs ancêtres des milieux ingrats, elles sont plutôt gourmandes en matière organique bien décomposée et redoutent le fumier frais.

Comprendre les familles, c'est apprendre une règle par famille plutôt que chaque association une à une. En savoir plus →

Espèces & variétés

Les espèces et variétés les plus connues en France.

Espèces

Paroles de peuples

Paraphrases attribuées à leurs sources documentées. Jamais de citation inventée.

Tradition potagère royale française · Vivarais, début du XVIIᵉ siècle

Olivier de Serres, agronome huguenot et auteur du Théâtre d'Agriculture et Mesnage des Champs (1600), recommande le « bon-Henri » comme une des « poirées » indispensables au jardin de cure. Plante de pauvre, plante de vivace : elle nourrit chaque année sans qu'on la sème, là où l'épinard exige semis annuel et arrosage régulier. Une mémoire alimentaire qu'on retrouve, presque intacte, dans les vieux jardins des fermes de montagne.

Olivier de Serres, Le Théâtre d'Agriculture et Mesnage des Champs, 1600 ; François Couplan, Le régal végétal, Sang de la Terre, 2009 ; Pierre Lieutaghi, Le livre des bonnes herbes, Actes Sud, 1996.

À garder en tête

Contient de l'acide oxalique à des taux modérés (moins que l'épinard ou l'oseille classique) : à consommer avec modération en cas de calculs rénaux d'oxalate de calcium. Aucune confusion dangereuse, tous les chénopodes sont comestibles, à des degrés gustatifs variables. Statut protégé dans certaines régions à l'état sauvage (Île-de-France notamment) : préférer la culture à partir de semences spécialisées plutôt que le prélèvement.

Précision scientifique : beaucoup d'associations relèvent du folklore jardinier ; cette nuance résume ce qu'en disent les sources, quand elles existent.

Avant de cueillir

Cette plante se cueille souvent dans la nature. Ne prélève que ce qui abonde, jamais une espèce protégée, et n'arrache jamais une plante entière (racines) sans l'accord du propriétaire du terrain. Les règles varient selon les pays et les régions, renseigne-toi localement.

À retenir

  • • Préfère une exposition soleil à mi-ombre.
  • • Sol idéal : riche en azote et humus, frais, profond.
  • • Compagne classique : Ortie.

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