Fragaria × ananassa, fraisier cultivé, hybride d'origine jardinière entre deux espèces américaines, F. virginiana (Amérique du Nord) et F. chiloensis (Chili). Le fraisier des bois (Fragaria vesca), indigène des bois et des haies, donne des fruits plus petits mais très parfumés. Sources : Plants For A Future, « Fragaria x ananassa » et « Fragaria vesca » ; Tela Botanica, « Fragaria vesca L. » (flore de Coste).
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Rubus idaeus, originaire des forêts montagneuses européennes. Variétés non remontantes (Malling Promise, juin-juillet) ou remontantes (Heritage, Polka, Sumo, récolte étalée juin à octobre). Riche en vitamine C, ellagitanins (polyphénols antioxydants). Feuilles séchées en tisane traditionnelle (réputée tonique utérin, éviter en début de grossesse).
Ribes rubrum (groseillier à grappes, rouges ou blanches) et Ribes nigrum (cassissier) sont deux espèces différentes : la « groseille noire » n'est autre que le cassis. Spontanés dans les bois du Nord-Est, tous deux sont très cultivés. Sources : Tela Botanica, « Ribes rubrum L. » et « Ribes nigrum L. » (flore de Coste) ; Plants For A Future, « Ribes rubrum » et « Ribes nigrum ».
Ribes nigrum, baie noire emblématique de Bourgogne (Crème de cassis, kir). Variétés : Noir de Bourgogne (la classique pour la liqueur), Andega (rendement), Tinker (production tardive). Riche en vitamine C (env. 180 mg/100 g : 3 à 4× l'orange), anthocyanes. Feuilles séchées en tisane (usage traditionnel reconnu par l'EMA pour les douleurs articulaires mineures, monographie Ribis nigri folium). Sources : table Ciqual (ANSES) pour les teneurs du fruit ; EMA/HMPC, monographie Ribes nigrum L., folium (2010, révision 1 2017) pour l'usage de la feuille en tisane.
Petit fruit ancien, très populaire en Angleterre et en Europe du Nord où il a donné lieu à des concours horticoles dès le XIXᵉ siècle (« gooseberry clubs » du Lancashire). Fruits gros (1 à 3 cm) verts, jaunes ou rouges selon variétés, doux à pleine maturité. Récolte de juin à août. Conservation courte en frais : transformer rapidement en confiture, gelée, tarte ou sirop. Source : François Couplan, Le régal végétal, Sang de la Terre, 2009 ; fiches Royal Horticultural Society (Ribes uva-crispa).
Sous-arbrisseau des bois et des bruyères des montagnes siliceuses (Vaccinium myrtillus, famille des Éricacées), à petites feuilles caduques et à baies d'un noir bleuté. Comme les autres Éricacées (bruyère, rhododendron), elle exige un sol très acide (pH 4,5 à 6) et jaunit en présence de calcaire. Ses fleurs sont pollinisées par les abeilles, des mouches et des papillons ; les sources divergent sur son autofertilité, d'où le conseil de planter plusieurs pieds. Sources : Tela Botanica, « Vaccinium myrtillus L. » (flore de Coste) ; Plants For A Future, « Vaccinium myrtillus ».
Reine des vergers tempérés, le pommier (Malus domestica, Rosacées) descend surtout d'un pommier sauvage d'Asie centrale (Malus sieversii), avec un apport important du pommier sauvage d'Europe (Malus sylvestris). Pour bien fructifier, il lui faut presque toujours une autre variété qui fleurit en même temps. Cœur de la guilde permacole classique, il structure un petit écosystème d'arbustes, d'aromatiques et de couvre-sols. Sources : Cornille A. et al. (2012), « New insight into the history of domesticated apple: secondary contribution of the European wild apple to the genome of cultivated varieties », PLoS Genetics 8(5):e1002703 ; RHS, « Fruit basics – fruit pollination » ; Hemenway T. (2009), Gaia's Garden, 2e éd.
Pyrus communis, poirier des haies et des bois de plaine, cultivé pour ses fruits. Une autre variété qui fleurit en même temps assure la pollinisation. Les poires se cueillent fermes, juste avant maturité, puis finissent de mûrir à l'intérieur, parfois un mois ou plus selon la variété. Sources : Tela Botanica, « Pyrus communis L. » (flore de Coste) ; RHS, « How to grow pears » et « Fruit basics – fruit pollination ».
Prunus avium (merisier et bigarreautier, cerises douces) et Prunus cerasus (griottier, cerises acides) sont deux espèces distinctes : le merisier est indigène, le griottier venu d'Asie occidentale. Sources : Tela Botanica, « Prunus avium (L.) L. » et « Prunus cerasus L. » (Baseflor) ; Plants For A Future, « Prunus avium » et « Prunus cerasus ».
Prunus domestica, espèce européenne ancienne aux multiples variétés régionales : Mirabelle de Lorraine (AOC), Reine-Claude dorée, Quetsche d'Alsace, Pruneau d'Agen. Récolte étalée juillet à septembre selon variété. Excellente conservation en pruneaux séchés (Agen) ou eaux-de-vie. Riche en sorbitol, fibres et potassium.
Prune ronde (Prunus domestica), à chair fondante très sucrée. Son nom rend hommage à Claude de France, épouse de François Iᵉʳ, au XVIᵉ siècle. Elle se mange fraîche, en compote ou en confiture, et les prunes donnent par distillation une eau-de-vie. Sources : Tela Botanica, « Prunus domestica L. » (flore de Coste) ; Plants For A Future, « Prunus domestica » ; Wikipédia, « Claude de France (1499-1524) ».
Prunus persica, Rosacée venue d'Asie, du même genre que l'amandier, cultivée pour ses fruits juteux. Elle réussit en sol limoneux, même calcaire, mais sa floraison de mars-avril, qui précède les feuilles, craint les gelées de printemps : un emplacement abrité des vents du nord l'aide. Sources : Tela Botanica, « Prunus persica (L.) Batsch » (flore de Coste, sous le nom de Persica vulgaris ; Baseflor) ; Plants For A Future, « Prunus persica ».
Ficus carica, l'un des arbres fruitiers domestiqués les plus anciens (Vallée du Jourdain, 11400 ans, Kislev et al. 2006, Science). Variétés bifères (deux récoltes : figues-fleurs en juin, figues d'automne en août-septembre) : Bourjassotte Noire, Goutte d'Or. Variétés unifères (récolte unique automne) : Sultane Noire, Dauphine. Conservation excellente en figues sèches. Source : Pierre Baud, Le figuier, Édisud (2008), référence française.
Vitis vinifera, liane dont la forme sauvage vit encore dans les bois abrités du Midi, cultivée dans presque toute la France. Des cépages résistants au mildiou et à l'oïdium réduisent fortement les traitements : l'INRAE a inscrit en 2018 Artaban, Vidoc, Floreal et Voltis, qui en économisent 80 à 90 %. Sources : Tela Botanica, « Vitis vinifera L. » (flore de Coste) ; INRAE, « L'Inra obtient l'inscription au catalogue de quatre variétés sélectionnées pour la viticulture durable » (2018).
Corylus avellana, arbuste indigène des bois et des ravins, dont on cultive des races à gros fruits. Ses noisettes, riches en huile, se gardent au moins un an au frais dans leur coque. Sources : Tela Botanica, « Corylus avellana L. » (flore de Coste) ; Plants For A Future, « Corylus avellana ».
Grand arbre à houppier large (Juglans regia, famille des Juglandacées), cultivé pour ses noix et son bois précieux. Monoïque, il porte des chatons mâles et de discrètes fleurs femelles pollinisées par le vent, et ses feuilles composées sont aromatiques. Comme le noyer noir d'Amérique, il renferme de la juglone, mais en bien moindre quantité (Purdue Extension). Sources : Tela Botanica, « Juglans regia L. » (flore de Coste) ; Plants For A Future, « Juglans regia ».
Castanea sativa, arbre des bois de basses montagnes sur sol siliceux, cultivé pour ses fruits et pour son bois (menuiserie, tonnellerie). En Ardèche, aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, il est devenu « l'arbre à pain » et la châtaigne un aliment de base ; séchée, elle se moud en farine. Sources : Tela Botanica, « Castanea sativa Mill. » (flore de Coste) ; INAO, cahier des charges de l'appellation d'origine « Châtaigne d'Ardèche » (2013) ; Plants For A Future, « Castanea sativa ».
Trois espèces : Mûrier blanc (Morus alba) : celui qui nourrit le ver à soie en sériciculture, fruits blanc-rosé doux ; Mûrier noir (Morus nigra) : fruits noirs intensément parfumés ; Mûrier rouge (Morus rubra) : espèce nord-américaine. À ne pas confondre avec la ronce des mûres (Rubus fruticosus), autre famille (Rosacées vs Moracées). Source : Couplan, Le régal végétal.
Prunus dulcis (syn. P. amygdalus), Rosacée venue d'Asie occidentale, cultivée et souvent subspontanée dans le Midi. Sa floraison blanche ou rosée, spectaculaire mais très hâtive (dès février), l'expose aux gelées tardives, ce qui limite sa culture hors du Midi. Sources : Tela Botanica, « Prunus dulcis (Mill.) D.A.Webb » (flore de Coste, sous le nom d'Amygdalus communis ; Baseflor) ; Plants For A Future, « Prunus dulcis ».
Actinidia deliciosa (le kiwi à peau velue) et A. arguta (le kiwaï, à petits fruits lisses qui se croquent sans éplucher), lianes d'Asie orientale (Chine, Japon). Le fruit du kiwi est riche en vitamine C. Sources : Plants For A Future, « Actinidia deliciosa » et « Actinidia arguta » ; Tela Botanica, « Actinidia deliciosa (A.Chev.) C.F.Liang & A.R.Ferguson » (Baseflor).
Prunus armeniaca, Rosacée venue d'Asie centrale, cultivée pour ses fruits parfumés. Sa floraison très précoce, dès février, l'expose aux gelées de fin d'hiver qui détruisent souvent ses fleurs : la récolte dépend de la météo de l'année. Sources : Tela Botanica, « Prunus armeniaca L. » (flore de Coste, sous le nom d'Armeniaca vulgaris ; Baseflor) ; Plants For A Future, « Prunus armeniaca ».
Prunus tomentosa, petit cerisier arbustif d'environ 1,5 m (« cerisier de Nankin »), venu d'Asie orientale, du nord et de l'ouest de la Chine jusqu'à l'Himalaya. Il fleurit dès mars-avril et donne en juillet de petites cerises juteuses, acidulées à sucrées. Source : Plants For A Future, « Prunus tomentosa ».
Hippophae rhamnoides, Éléagnacée épineuse des dunes et des sables humides (littoral de la Manche, vallée du Rhône), aux feuilles argentées en dessous. Fixateur d'azote et fruitier à la fois. Sources : Tela Botanica, « Hippophae rhamnoides L. » (flore de Coste) ; Plants For A Future, « Hippophae rhamnoides ».
Cydonia oblonga, Rosacée d'Asie occidentale (Asie Mineure, Caucase) cultivée depuis plus de deux mille ans pour ses coings duveteux, très parfumés à maturité. Peu exigeant, il réussit dans la plupart des sols. Sources : Tela Botanica, « Cydonia oblonga Mill. » (flore de Coste, sous le nom de Cydonia vulgaris) ; Plants For A Future, « Cydonia oblonga ».