Aromatique annuelle de la famille des Lamiacées (Ocimum basilicum), le basilic nous vient des régions chaudes d'Asie, où son cousin sacré le tulsi est vénéré depuis des millénaires. Très frileux, il redoute le moindre gel et se plaît au soleil dans un sol riche et frais. Ses feuilles concentrent des huiles essentielles (linalol, eugénol) qui font tout son parfum.
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Vivace généreuse et conquérante de la famille des Lamiacées (genre Mentha, riche en hybrides), la menthe pousse spontanément dans les lieux frais et humides de l'hémisphère nord. Ses rhizomes traçants la rendent envahissante : on la contient volontiers dans un pot enterré. Très mellifère, elle attire abeilles et papillons dès qu'on la laisse fleurir.
Arbrisseau méditerranéen de la famille des Lamiacées (Salvia rosmarinus, longtemps nommé Rosmarinus officinalis), le romarin aime le plein soleil, la sécheresse et les sols calcaires et drainés. Persistant, il fleurit dès la fin de l'hiver et compte parmi les toutes premières ressources de nectar pour les abeilles. Ses rameaux parfument la cuisine méditerranéenne depuis l'Antiquité.
Petit sous-arbrisseau des garrigues méditerranéennes (Thymus vulgaris, Lamiacées), le thym forme des coussins bas, aromatiques et très rustiques sur les sols secs et calcaires. Couvre-sol mellifère, il nourrit abeilles et papillons et supporte la sécheresse une fois installé. Le thymol de ses feuilles lui vaut une longue tradition d'usage culinaire et médicinal.
Emblème de la Provence, la lavande vraie (Lavandula angustifolia, Lamiacées) est un sous-arbrisseau méditerranéen qui exige plein soleil et sol pauvre, sec et drainé. Ses épis bleu-violet comptent parmi les plus belles ressources mellifères du jardin, très recherchées par abeilles, bourdons et papillons. On distingue la lavande vraie, rustique en altitude, du lavandin, hybride plus vigoureux cultivé pour la distillation.
Aromatique et médicinale de la famille des Lamiacées (Salvia officinalis), la sauge officinale est un sous-arbrisseau méditerranéen au feuillage gris-vert persistant. Elle demande le plein soleil et un sol bien drainé, et figure parmi les plantes les plus anciennement réputées de la pharmacopée, son nom vient du latin salvare, « sauver ». Mellifère, elle attire abeilles et bourdons à sa floraison.
Deux espèces principales : sarriette d'été (Satureja hortensis, annuelle, plus douce) et sarriette des montagnes (S. montana, vivace, plus piquante). Son nom vient, par l'ancien français sarree, du latin satureia ; au Ier siècle, l'agronome romain Columelle la range déjà parmi les plantes à semer au potager. Goût piquant entre thym et poivre. Compagne traditionnelle des haricots verts en cuisine. Les deux espèces figurent sur la liste A des plantes médicinales utilisées traditionnellement de la Pharmacopée française, pour la feuille et la sommité fleurie. Sources : Trésor de la langue française (CNRTL), « sarriette » ; Columelle, De re rustica, livre X ; Pharmacopée française, liste A (ANSM, janvier 2026).
Artemisia dracunculus, deux variétés très distinctes : l'estragon de Russie (Artemisia dracunculoides), semi-cultivable, goût fade, et le VRAI estragon français (Artemisia dracunculus var. sativa) qui a un goût anisé caractéristique. Toujours acheter en plant, jamais en graines (les graines vendues donnent presque toujours l'estragon russe). Aromatique majeure de la cuisine française (poulet à l'estragon, vinaigre d'estragon). Source : Bernard Bertrand, Le grand livre des plantes aromatiques.
Aromatique annuelle de la famille des Apiacées (Coriandrum sativum), la coriandre est cultivée depuis l'Antiquité au Proche-Orient et en Méditerranée orientale. On récolte à la fois ses feuilles fraîches et ses graines séchées, aux parfums très différents. Ses ombelles blanches attirent syrphes et micro-guêpes parasitoïdes, précieux auxiliaires ; elle monte vite en graines par temps chaud.
Anethum graveolens, originaire de Méditerranée orientale, mentionné dans le papyrus Ebers égyptien (1550 av. J.-C.). Toute la plante est aromatique : feuilles plumeuses (poisson, sauce yaourt), graines (cornichons, choucroute, pain de seigle). Cycle court (3 mois), semis échelonnés d'avril à juillet. Source : Pharmacopée française, liste A des plantes médicinales utilisées traditionnellement (fruit).
Annuelle généreuse de la famille des Boraginacées (Borago officinalis), la bourrache, originaire du bassin méditerranéen, se ressème d'elle-même d'année en année. Ses fleurs étoilées bleues, comestibles avec modération (la plante contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques : à éviter en usage interne régulier), comptent parmi les plus visitées par les bourdons et les abeilles. Robuste et peu exigeante, elle trouve naturellement sa place en bordure de potager comme relais pour les pollinisateurs.
Annuelle grimpante ou rampante originaire des Andes (Tropaeolum majus, Tropéolacées), la capucine offre fleurs et feuilles comestibles au goût piquant. Elle prospère en sol pauvre et au soleil : un sol trop riche donne du feuillage au détriment des fleurs. Très attractive pour les pucerons, elle sert souvent de plante-piège, à surveiller, pour les attirer loin des cultures voisines.
Fleur solaire de la famille des Astéracées (Calendula officinalis), le souci, originaire d'Europe méridionale, fleurit longuement du début du printemps aux premières gelées. Mellifère, il attire pollinisateurs et auxiliaires (syrphes, chrysopes) au potager. Ses capitules orangés sont aussi une plante médicinale, inscrite à la Pharmacopée européenne, dont l'EMA reconnaît l'usage cutané traditionnel (monographie Calendulae flos) ; l'ESCOP retient les mêmes indications.
Petite Astéracée annuelle originaire du Mexique (Tagetes patula), et non de l'Inde, malgré son nom, l'œillet d'Inde fleurit abondamment tout l'été au soleil. Ses racines libèrent des composés (dont l'α-terthiényl) qui répriment certains nématodes du sol, un effet surtout net en culture dense et prolongée. Facile et florifère, c'est un classique des bordures de potager.
Vivace rustique et cosmopolite de la famille des Astéracées (Achillea millefolium), l'achillée millefeuille pousse dans les prairies sèches d'Europe et d'Asie tempérée. Son feuillage finement découpé et ses ombelles blanches en font une ressource florale de premier plan pour les syrphes et les micro-guêpes auxiliaires. Peu exigeante, elle prospère en sol pauvre et sec.
Vivace piquante et cosmopolite (Urtica dioica, Urticacées), l'ortie colonise les sols riches en azote autour des lieux habités, dont elle est une plante indicatrice. Longtemps méprisée, elle est un pilier du jardin vivant : purin fertilisant, plante hôte de nombreux papillons et refuge à auxiliaires. On la récolte jeune et gantée, pour la cuisine ou le compost.
Grande vivace de la famille des Boraginacées (Symphytum officinale), aux racines puissantes et aux feuilles riches en potassium. Coupées plusieurs fois par an, celles-ci font un mulch riche et un purin fertilisant apprécié en permaculture. Mellifère, elle nourrit surtout les bourdons ; la variété « Bocking 14 », stérile, ne se ressème pas.
Vivace touffue de la famille des Lamiacées (Melissa officinalis), aux feuilles largement crénelées qui dégagent une odeur citronnée quand on les froisse. Très visitée par les abeilles, souvent cultivée et naturalisée, elle se plaît à mi-ombre en sol frais et riche. Sources : Tela Botanica, « Melissa officinalis L. » (flore de Coste) ; Plants For A Future, « Melissa officinalis ».
Sous-arbrisseau aromatique méditerranéen de la famille des Lamiacées (Hyssopus officinalis), l'hysope aime le plein soleil et les sols secs et calcaires. Ses épis bleus, très mellifères, attirent abeilles, bourdons et papillons. Traditionnellement plantée près des choux et dans les jardins de curé, elle joint l'usage aromatique à une longue histoire médicinale.
Le genre Monarda (Lamiacées) rassemble des vivaces d'Amérique du Nord, dont Monarda didyma, la monarde écarlate, aux pompons rouge vif, et Monarda fistulosa, la monarde sauvage ou « bergamote sauvage » des prairies, aux fleurs mauves. Froisse une feuille entre tes doigts : son parfum rappelle l'agrume de la bergamote, d'où ce surnom. Les colons d'Amérique du Nord en infusaient les feuilles pour préparer le « thé d'Oswego », substitut au thé anglais après le boycott qui suivit la Boston Tea Party (1773).
Plusieurs espèces sous le même nom français : camomille romaine (Chamaemelum nobile, vivace), camomille allemande (Matricaria recutita, annuelle, la principale en tisane), grande camomille (Tanacetum parthenium, médicinale). Toutes inscrites à la Pharmacopée européenne. Tradition millénaire de tisane apaisante et digestive. Source : ESCOP, monographie Matricariae flos.
Grande vivace des bois humides et du bord des ruisseaux (Valeriana officinalis, Caprifoliacées), reconnaissable à ses amples corymbes de fleurs rosées et à sa racine à l'odeur puissante et caractéristique. Traditionnellement cultivée pour cette racine ; ses fleurs, de mai à juillet, sont visitées par les abeilles, des mouches et des coléoptères qui la pollinisent. Sources : Tela Botanica, « Valeriana officinalis L. » (flore de Coste) ; Plants For A Future, « Valeriana officinalis ».
Petroselinum crispum, deux variétés très différentes : frisé (décoration) et plat italien (préféré en cuisine). Riche en vitamine C (~177 mg/100 g, plus que l'orange), folates, fer. Inscrit à la Pharmacopée française (liste A des plantes médicinales, pour le fruit et la racine). À éviter en très grande quantité chez la femme enceinte (apiole, action utérotonique à dose forte). Sources : table Ciqual (ANSES) pour les teneurs ; Pharmacopée française, liste A des plantes médicinales utilisées traditionnellement.
Armoise au feuillage gris argenté très aromatique et amer, des terrains secs. Riche en thuyone, elle a été traditionnellement employée comme tonique amer et vermifuge, un usage aujourd'hui très encadré.